Violences aux femmes : L’affaire « Jacqueline Sauvage » et la question de la légitime défense différée

L’affaire « Jacqueline Sauvage », du nom de cette femme condamnée à 10 années de prison pour le meurtre de son époux avant d’être partiellement graciée, continue à interroger les professionnels sur l’opportunité d’une réforme visant à créer un régime de « légitime défense différée ».

Dans cette affaire, les avocats revendiquaient un état de légitime défense face à un époux qui s’était montré violent depuis de très nombreuses années.

Un rapport parlementaire sur les violences faites aux femmes a été rendu public hier.

Il est intéressant en ce qu’il pointe le risque, en modifiant le régime de la légitime défense (pour tenir compte par exemple de cas tels que ceux dénoncés dans l’affaire SAUVAGE) de légitimer la vengeance et de rendre finalement la sphère familiale encore plus dangereuse.

Le rapport contient également de nombreuses pistes visant à renforcer la prévention et la lutte contre les violences intrafamiliales.


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